Visite VAD+

Bureaux Boréal

Visite privilège annuelle VAD+ du bâtiment Boréal, bureaux de Boehringer Ingelheim, entièrement aménagé en flex-office.

Situé à Lyon Gerland, l’immeuble de bureaux Boréal, siège de Boehringer Ingelheim et réalisé par SCAU architectes, est un bâtiment de 5 étages (15 500 m²) livré en avril 2017. La présentation de l’opération a été effectuée par les responsables des sites tertiaires, maintenance, HSE et occupants (Boehringer Ingelheim) et les aménageurs des bureaux (JLL et Tétris). Après une présentation de l’opération en amphithéâtre, la visite s’est poursuivie dans les étages. Le bâtiment est composé comme suit :

  • un « socle » de 5 000 m² au RDC dédié aux communs ;
  • 10 250 m² d‘espaces de bureaux en flex office (du R+1 au R+4) ;
  • un R+5, parti la plus « luxueuse » du bâtiment, avec la salle du conseil, divers salons et plusieurs terrasses avec vue sur Fourvière.

Au niveau du stationnement, on retrouve 199 places de parking en sous-sol (dont 4 PMR) et environ 200 places dédiés aux vélos. Boréal a également complété avec des places en location dans un parking à proximité.

Le socle

Cet espace, articulé autour d’une grande rue centrale, est entièrement dédié aux communs. Nous pouvons y retrouver divers services proposés aux collaborateurs : un service restauration (cafétéria, restaurant), un espace sport / fitness avec des cours programmés (33% des collaborateurs y sont inscrits), une conciergerie, un IT kiosk, un comptoir fournitures (ce qui permet de limiter le stockage dans les étages et le contrôle)... Egalement, l’accueil, un auditorium et un espace dédié à des starts-up (un espace de coworking qui en accueille trois différentes sur 6 mois qui ont un lien avec la santé).

Le travail en flex office

Le bâtiment compte 735 postes de travail standards, avec un coefficient de foisonnement de 0,85, prenant en compte l’occupation partielle des bureaux due aux déplacements, congés, télétravail... L’idée n’est pas d’enlever des mètres carrés, mais plutôt de les réallouer aux espaces communs, afin de rendre le lieu de travail plus agréable et d’offrir davantage de services et donc augmenter le bien-être.

Ces bureaux « non-attribués » sont des espaces dynamiques où personne n’a de poste fixe (y compris la direction). C’est un mode de travail novateur qui permet notamment la réduction de la pollution visuelle (moins d’impressions papiers, d’affaires qui trainent…). Un autre détail : dans les bureaux, l’absence de poubelles est souhaitée pour reporter le tri au niveau de la reprographie pour une meilleure gestion des déchets.

Un travail tout particulier a été porté sur le mobilier, en impliquant les collaborateurs : postes de travail bench articulés, postes assis-debout, postes plus confinés avec des panneaux acoustiques de 60 cm de hauteur, espaces d’isolement, cabines d’appels… Les postes de travail ont une taille standard de 160 x 80 cm, auxquels s’ajoutent des modules de raccord donnant un aspect déstructuré et plus convivial aux bureaux. Les différentes typologies d’espaces de travail répondent aux différents usages. Chaque étage est équipé d’une salle de pause et de salles de réunion.

Un département d’appartenance est défini pour chaque collaborateur. Ceux-ci disposent chacun d’un casier personnel et d’une partie d’armoire (qui correspond environ à 2,5 ml de rangement). Ce mobilier type peut être personnalisé selon la demande. Ensuite il peut chaque jour, visuellement, choisir son poste de travail selon ses envies / besoins. En amont de ce changement d’aménagement intérieur, un travail conséquent de dématérialisation doit être fait (chaque salarié dispose d’un téléphone portable et d’un compte Skype, qui vient remplacer le poste de téléphone, numérisation…). La répartition des places et des espaces a été réalisée lors de la programmation avec un organigramme de l’entreprise très précis permettant les liens fonctionnels entre services et la modularité des espaces.

Le « village de réunions », au 1er étage, est uniquement composé de salles prévues à cet effet : grandes salles de réunion, salle de crise, salle de télé-présence pour éviter les déplacements dus aux réunions intersites… Cet espace réservé aux salles de réunions permet un lieu de rencontres et d’échanges, en limitant les flux de circulation dans les bureaux des autres étages.

Accompagnement de la démarche

L’accompagnement des usagers à ces nouveaux modes de travail s’est fait de plusieurs façons : visite de showroom, travail d’un ergonome, réseau d’ambassadeurs des usagers, réunions (cafés corners, réunions sandwiches...), visites de site, interviews avec les managers…

Par ailleurs, le projet est issu d’une demande de l’entreprise de regrouper les équipes de deux sites sur le même lieu. Or, l’une des équipes était déjà organisée en flex office tandis que l’autre était organisée en bureaux « classiques » fermés. Cette connaissance d’une partie de l’équipe de l’expérience flex office a permis d’adoucir la transition.

La démarche s’est également largement basée sur la charte de travail de Sanofi, déjà très complète en termes de bien-être et de santé au travail.

Techniques

Le bâtiment s’inscrit dans une démarche environnementale et sociétale avec la double certification BREEAM et HQE niveau excellent, ainsi que la certification BEPOS Effinergie 2013.

Des panneaux photovoltaïques assurent environ 20% d’autoconsommation du site, dont le poste le plus important est les équipements informatiques. Des panneaux solaires sont également présents pour alimenter l’ECS du restaurant et des vestiaires.

Chaque bâtiment est équipé d’une CTA pour les bureaux, en tout air neuf.

Le traitement thermique des locaux est réalisé par une thermo frigo pompes sur nappe, avec des ventilo-convecteurs 4 tubes dans les bureaux.

Les occupants ont la possibilité d’agir sur les ambiances avec des commandes murales gérant la température par espace, les stores et l’éclairage. Par ailleurs le bâtiment est conçu de telle que façon que tous les postes de travail soient situés à moins de 6 mètres des façades, et reçoivent donc une lumière de premier jour.