Le dernier temps fort de l’année 2025 : Assemblée générale et Conférence prospective

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✨ Le 9 décembre, s’est tenue notre assemblée générale ainsi que notre conférence prospective dans la continuité de notre cycle « habitabilité des territoires et futurs souhaitables ». Un grand merci à l’ensemble des participants, intervenants et partenaires ayant contribué à faire de cet après-midi un moment inspirant.

👉 En première partie nous avons accueilli Béatrice Couturier, Cyril Pouvesle, Maxime Bonnevie, Elodie Brelot et Frédéric Wolf pour une table ronde sur les “Communs et coopérations”.

💭 En seconde partie, Damien Deville, géographe et auteur, a animé notre conférence prospective sur l’habitabilité des territoires et les futurs souhaitables, avec les interventions de Charlène Descollonges, ingénieure hydrologue et autrice engagée, Gaspard Koenig, philosophe et écrivain et Bruno David, ancien président du Muséum national d’Histoire naturelle.

Bruno David nous a confronté à notre ignorance face à la nature et à la perte de mémoire sur le climat. Il rappelle que nous sommes face un problème de taille concernant l’état du vivant mais que la marge de progression est grande.
Le vivant est bien plus complexe que la compréhension du climat mondial. Il faut accepter cette complexité et l’incertitude. Il nous faut passer de la culpabilisation à la responsabilisation. Il invite à un changement de posture et à repenser notre relation au vivant.

Charlène Descollonges a rappelé le fonctionnement des hydrosystèmes et l’importance de l’eau verte. Elle insiste sur la nécessité de passer à l’action à grande échelle et d’impulser des démarches territoriales via le triptyque eau/sol/arbre.
Il s’agit de réactiver, de proposer et de laisser répondre les milieux dans une démarche itérative. La régénération, c’est reconnaitre toutes les forces en présence et voir comment s’intégrer dans les dynamiques en place.
C’est aussi la façon de dialoguer entre humain et non humain qui doit évoluer. Elle prône la coopération territoriale comme réponse à la complexité et de faire du territoire un organisme vivant.

Gaspard Koenig nous invite lui aussi à un changement de posture, à porter attention aux dimensions invisibles, aux dynamiques lentes. Il place la liberté et la responsabilité comme voies de transformation. Il insiste sur le fait que chacun peut inventer de nouveaux chemins. Pourquoi nous sommes-nous tant désintéressés du sol alors que la conquête et la recherche spatiale fascinent. Pourquoi regarder vers le ciel et jamais vers le sol qui est pourtant source de vie ? Peut-être tout simplement que cela nous renvoie à notre propre finitude.
Enfin il détaille les atouts des communs communaux et indique les conditions nécessaires pour prendre soin d’un territoire tout en questionnant le rôle de la puissance publique.

Et pour conclure, nous vous partageons cette réflexion de Damien Deville qui vise à penser autant les imaginaires que la matérialité. Il cite Augustin Berque « L’être se crée en créant son milieu »
Cette phrase porte une belle question citoyenne : comment l’aménagement et l’habitation d’un territoire peuvent-ils transformer ce que nous sommes - et, inversement, comment notre façon d’être
peut-elle transformer nos lieux de vie ?
Cette phrase nous conduit à deux constats. D’abord, qu’il est souvent vain d’opposer les imaginaires et les réalités matérielles : les deux se nourrissent, s’influencent, se façonnent mutuellement. Ensuite, qu’une part de nos limites ne vient pas tant des contraintes extérieures que des frontières que nous plaçons, parfois sans le vouloir, à l’intérieur même de nos imaginaires.

🙌 Un remerciement tout particulier à l’équipe de setec pour son accueil dans sa superbe salle rooftop.

Découvrez :
• le support et les photos 🔗 : Assemblée Générale et conférence prospective
• notre année en chiffres et images 📽️ : https://www.youtube.com/watch?v=tBK2ccuMUHg